Publié le

Ne faites pas de nos chats des chats errants !

 

A la fois casanier et aventureux, un chat investit « son » jardin, mais aussi parfois plusieurs, faisant fi de nos règles de voisinage… Peu de clôtures l’arrêtent…  Il saute allègrement d’un mur à l’autre, parfois même d’une branche à l’autre, tente mille acrobaties hasardeuses, ou se fait tout plat pour passer sous un grillage…

Il n’est donc pas rare de voir passer un ou plusieurs chats dans son jardin. Que faire ? SURTOUT, NE PAS NOURRIR !!!! Nourrir un chat qui n’est pas à soi, c’est l’adopter.
Car le chat est très civil : fournissez-lui la table et le couvert, et il viendra régulièrement vous dire à quel point il apprécie…
Et vous vous direz que vous avez devant vous un pauvre chat affamé, mal nourri par vos propres voisins…et lui se dira que ce restaurant a un bon rapport qualité-prix, et qu’il reviendra !!!

Et le voisin s’énervera parce que vous lui  volez son chat…
Et vous vous énerverez parce qu’après son repas, le chat fait ses besoins dans vos jardinières…

Une solution : laisser le chat faire sa vie et ne pas interférer avec son instinct !
Le chat déambule….et c’est ainsi !
Plus on multiplie pour lui les points de nourrissage, plus on le rend nomade.

nomadisme blog

Or, l’errance est une activité dangereuse pour le chat.
Que se passe-t-il quand un chat est piégé ou capturé sur la voie publique ?
S’il n’est pas identifié, il est mis en fourrière. S’il est identifié, il est rendu à son propriétaire.
Selon la loi du 18 mai 2011, tous les chats âgés de plus de 7 mois nés après le 1er janvier 2012 doivent être identifiés.
Le législateur a ainsi rendu l’identification des chats obligatoire, pour que la contestation des décisions d’euthanasie des chats dits errants soit impossible.
L’identification est donc une obligation, qui constitue une vraie protection pour nos chats.

Publié le

Votre chat en vacances !

Les vacances approchent : que faire de son chat ?

Le Chat est un animal sédentaire, casanier, qui aime bien connaitre parfaitement l’environnement dans lequel il vit…Les vacances ? Quelle corvée !!! Découvrir de nouveaux paysages, ce n’est généralement pas son truc : la construction d’un nouveau territoire de vie est un stress pour lui… et la reconstruction de son territoire habituel au retour de vacances est un second stress….

Pour plus d’un chat sur deux,  de bonnes vacances, ce sont des vacances où vous partez seuls en le laissant là où il aime être !

Ne m'oubliez pas !
Ne m’oubliez pas !

Comment savoir si mon Chat va aimer partir ou préférer rester ?

Si votre Chat est jeune, aime sortir, accepte bien les contacts avec les personnes qu’il ne connait pas, a l’habitude de voir du monde autour de lui, supporte bien les enfants, et si vous partez plus de 5 jours, alors, oui….vous pouvez vous envisager de l’emmener avec vous…

Mais si votre Chat a plus de 4 ans, vit en appartement ou dans une maison dont il se contente du strict périmètre du jardin, n’est jamais sorti de chez lui, vit seul avec vous ou le cercle de votre famille, est craintif de nature, a facilement peur du bruit ou de vos amis lorsqu’il ne les connait pas bien, et si vous avez (en plus !) l’intention de faire un voyage avec plusieurs escales…n’hésitez pas ! Préservez-le d’un stress de modification du territoire !

La pension aussi modifie son environnement : mon Chat ne va-t-il pas stresser en pension ?

Oui, la pension est une modification de l’environnement, mais non, la pension ne génère que rarement du stress. Pourquoi ? Parce que en pension, votre Chat est installé dans un espace restreint et bien structuré : il y a le coin pour dormir, le coin pour manger, et le coin pour faire ses besoins. Quand on installe le chat dans sa cage, il commence par en faire le tour et flairer murs et plafonds. Puis il s’installe … et commence généralement par prendre possession du tapis ou du coussin que vous aurez amené pour lui. Sans manifester d’angoisse particulière … Il a compris la structuration de son espace.
C’est tellement vrai, que même lorsque nous hospitalisons des Chats pendant plusieurs jours, nous n’observons généralement aucun troubles du comportement (léchages excessifs, griffades et agressions, malpropreté…). L’important, c’est que la cage soit maintenue propre, et assez grande pour que l’espace soit structuré en 3 coins, et que le soigneur ne change pas sans arrêt le positionnement de ces 3 points : la nourriture doit être toujours au même endroit, ainsi que la litière et le point de couchage.

Et si je laisse mon Chat à la maison ?

L’essentiel est de peu perturber le rythme de vie. Si vous nourrissez votre Chat 4 fois par jour…il faudrait faire passer quelqu’un 4 fois par jour ! Le mieux est évidemment d’anticiper, et d’apprendre au Chat à se gérer tout seul sur une alimentation mise en libre service sur le mois qui précède votre départ. De même, si votre Chat ne doit être vu qu’un jour sur deux, mettez plusieurs bacs à litières dans des coins différents (mais toujours accessibles !) de la maison et plusieurs points d’eau. Des croquettes peuvent être cachées dans des balles distributrices pour inciter votre Chat à jouer … Une radio branchée sur une prise programmable peut aussi faire diversion …

Pour évaluer l’aptitude de votre Chat à rester seul, je vous propose de partir un week-end dès la semaine prochaine !

Quels soins particuliers prévoir pour les vacances ?

Que votre Chat parte en vacances, en pension ou reste à la maison, la prudence est de l’identifier (tatouage ou mieux, puce électronique) pour le retrouver en cas de perte éventuelle ou de ramassage intempestif de Chats errants… Il faut aussi le vacciner (il ne sera pas accepté en pension sans vaccination) et le traiter contre les parasites externes (puces) et internes (vers). Il existe des produits très pratiques, les spot-on, qu’on applique sur la peau derrière le cou, entre les épaules, à un endroit où le Chat ne peut pas se lécher. Ces produits, s’ils sont de qualité, sont très efficaces contre les puces. Certains d’entre eux détruisent également les vers digestifs. Demandez conseil à votre Vétérinaire ! Il dispose aussi de produits injectables si vous ne souhaitez pas intervenir vous-mêmes sur votre Chat…

Publié le

La parole aux fondateurs de SymbioCen !

Docteur, vous êtes Docteur Vétérinaire et co-fondateur de SymbioCen. Pourquoi avez-vous eu envie de vous investir dans ce projet ?

Docteur BYNEN :

SymbioCen a la vocation d’apporter des compléments de soins à des animaux qui sont souvent négligés dans leurs particularités : les chats.
Dans ma pratique quotidienne, je travaille avec des chiens et des chats. Nous essayons de répondre à l’ensemble des demandes, mais nous voyons bien que nous sommes parfois obligés d’aller trop vite sur certains cas, car le fonctionnement de la clinique oblige à maintenir un rythme de travail respectueux des clients qui sont en salle d’attente. Nous ne pouvons donc pas toujours communiquer comme nous le souhaiterions, nous sommes obligés de réduire nos dialogues et je le déplore !
D’autant plus pour le chat, qui est un animal particulier : Il n’aime surtout pas qu’on le bouscule, et apprécie (voire revendique !) d’être traité avec douceur !
Il y a pour moi une vraie nécessité à travailler pour cet animal qui prend de plus en plus de place dans nos foyers.
SymbioCen est dédié au chat : nous sommes la première société en France à consacrer toutes ses capacités de conception de compléments de soin exclusivement au chat.
Le projet est ambitieux : se rapprocher de la communauté des amateurs de chats pour faire émerger des concepts et outils différents et bien spécifiques, respectueux de cet animal raffiné.

Docteur BOUVIER :

SymbioCen est pour moi la synthèse de deux expériences professionnelles : une expérience de travail en recherche et développement pour des laboratoires pharmaceutiques et une expérience de praticienne en clinique vétérinaire pour animaux de compagnie.
Très schématiquement, de ces deux expériences, je retiens qu’un animal a besoin de bons produits et services, parfaitement  adaptés à ses caractéristiques !
Or, dans nos cliniques, nous recevons des propriétaires de chiens et de chats.

L’homme et le chien ont une caractéristique commune qui fait que la compréhension mutuelle entre ces deux espèces est facile et presque spontanée : ce sont des animaux vivant en groupe, acceptant la relation hiérarchique.
Le chat est très différent : c’est un animal avant tout territorial, qui n’est pas dirigé par des relations hiérarchiques indispensables au groupe.
Ses comportements n’obéissent pas aux règles qui nous sont naturelles. Cette caractéristique rend son abord particulièrement exigeant : le chat nous donne un défi à relever !
Je suis fan de chats.
Et pour moi, SymbioCen, c’est l’opportunité d’apporter à cet animal des produits et services harmonieux, permettant de faciliter le bien-vivre de deux espèces qui cherchent à cohabiter dans le mystère de leurs différences…